5 idées pour contourner le Couchsurfing

09 Août 2019 - Conseils aux voyageurs
5 idées pour contourner le Couchsurfing

L'hébergement engloutit avec les repas une part belle du budget de voyage. Heureusement, il existe de nombreuses alternatives qui permettent d'alléger son coût. D'autres options vous donnent même la possibilité de vous loger gratuitement. C'est notamment le cas du CouchSurfing. Ce réseau d'hospitalité a popularisé depuis près d'une décennie le séjour chez l'habitant. CouchSurfing n'est pourtant pas unique en son genre. Il existe de nombreux autres réseaux plus anciens ou postérieurs au service en ligne américain qui garantissent des expériences authentiques. Bien que très intéressant du point de vue pécuniaire, loger chez un hôte découvert sur un réseau d'hospitalité ne convient pas à tout le monde. Mais que ce soit avec CouchSurfing, Servas ou encore WarmShowers, pour les nouveaux membres, une question demeure, celle de la sécurité. Les plateformes ont pris quelques dispositions pour rassurer les membres, mais leur sécurité, qu'ils soient hôtes ou voyageurs, dépend en grande partie de leur propre jugement.

Les grandes lignes du CouchSurfing

Littéralement, CouchSurfing signifie « surfer sur canapé ». Cette traduction résume bien l'esprit du CouchSurfing qui consiste ainsi à offrir gratuitement à un voyageur un canapé, un lit pour dormir, ou un coin d'un jardin pour planter sa tente, pour une ou quelques nuits. Comme pour tous les réseaux d'hospitalité, CouchSurfing a pour principal but de favoriser les échanges entre l'hôte et le voyageur. Fondé en 2004 en tant qu'organisation à but non lucratif, CouchSurfing peut actuellement se targuer d'être le plus important service d'hébergement gratuit au monde. En mars 2017, il comptait près de 12 millions de membres. Pour rejoindre la communauté, il suffit de se rendre sur le site et de créer un profil, comme sur un réseau social classique. C'est une fois cette étape validée qu'il est possible de rechercher des hôtes potentiels pour son prochain voyage et de leur envoyer des demandes d'hospitalité. L'utilisateur peut rejoindre des groupes consacrés à un pays ou une ville, une activité, un centre d'intérêt, etc. Les membres peuvent aussi participer à des événements. Ils se retrouvent alors autour d'une activité à l'échelle régionale ou des fois de plus grande ampleur. Depuis que CouchSurfing a troqué son statut de société lucrative pour société commerciale, le nombre de demandes d'hospitalité est illimité. À partir de 2011, il est fixé à 10 par semaine. Par ailleurs, un don est demandé aux utilisateurs pour pouvoir authentifier leur identité. Cette vérification est tout à fait optionnelle. Ainsi, un nouveau membre n'est pas tenu de procéder à cette vérification d'identité. Il peut naviguer librement sur la plateforme et envoyer des demandes d'hospitalité.

5 alternatives au CouchSurfing

TrustRoots, les racines du réseau d'hospitalité

TrustRoots, ce nom n'est pas choisi au hasard. Ce réseau d'hospitalité appartenant à l'association à but non lucratif britannique TrustRoots Foundation prône avant tout la confiance, « trust » en anglais, la base même des réseaux d'hospitalité. Dédiée initialement aux auto-stoppeurs, la plateforme est depuis longtemps ouverte à tous les voyageurs. Elle compte actuellement plus de 36 000 membres à la recherche d'un logement gratuit et d'une expérience de voyage authentique chez l'habitant. Pour permettre à ses membres de trouver facilement un hébergement partout dans le monde, le site met leur à disposition une carte. Il suffit de zoomer pour avoir plus de précisions sur la localisation d'un hôte. Il est par ailleurs possible d'affiner les recherches avec le filtre « tribes ». En effet, sur TrustRoots, les membres sont répartis en groupes qui vous permettent d'identifier facilement les hôtes qui partagent les mêmes centres d'intérêt que vous. Que vous souhaitiez séjourner chez des membres végans ou végétariens, des voyageurs nomades, des musiciens, des amateurs de spectacles de rue, des adeptes du Rainbow Gathering ou des adeptes du déchétarisme, vous trouverez certainement l'hébergement idéal sur TrustRoots.

BeWelcome, une alternative « Open Source »

BeWelcome voit le jour en octobre 2006 à l'initiative d'utilisateurs insatisfaits du réseau Hospitality Club. Le site se veut l'initiateur du réseau d'échange d'hospitalité Open Source. BeWelcome est géré par une association à but non lucratif, BeVolunteers. L'inscription est entièrement gratuite ainsi que son utilisation. Tous les voyageurs de plus de 18 ans peuvent par ailleurs y accéder. Le réseau compte actuellement plus de 122 000 membres répartis dans de nombreux pays dans le monde. Pour trouver un hébergement, après avoir créé son compte, il faut saisir la destination de voyage souhaitée dans le moteur de recherche. Tous les membres actifs situés dans un rayon de 25 km de la ville ou du village indiqué apparaissent. Il est possible de préciser les recherches en indiquant par exemple le nombre de personnes qu'un hôte peut héberger, le type d'hébergement, etc. Comme sur TrustRoots, vous pouvez réaliser vos recherches à partir d'une carte.

WarmShowers, une option pour les adeptes de cyclisme itinérant

En 1993, Terry Zmrhal et Geoff Cashman élaborent une liste regroupant des personnes souhaitant accueillir des voyageurs cyclistes. Leur répertoire s'allonge au fil des années et en 2005, les informations sont classées dans une base de données qui a permis de créer le site WarmShowers. Géré par un groupe de bénévoles, le réseau d'échange d'hospitalité compte actuellement plus de 140 000 membres répartis dans plus de 150 pays à travers le monde. Comme son nom l'indique, les hôtes de WarmShowers promettent à leurs invités une douche chaude, mais aussi un endroit sécurisé pour mettre leur vélo et des outils pour d'éventuelles réparations. Comme pour les autres réseaux d'hospitalité, la recherche d'un hôte se fait via une carte. Les profils sont bien renseignés. Les coordonnées des membres sont également affichées, notamment un numéro de téléphone qui permet de contacter rapidement l'hôte pour un hébergement à la dernière minute. La version mobile de Warmshowers dotée d'une fonction de géolocalisation permet par ailleurs d'identifier les hôtes actifs les plus proches en mesure d'héberger un membre. Comme le CouchSurfing, c'est une option gratuite.

Servas, l'ancêtre du CouchSurfing

En 1949 au Danemark, Bob Luitweiler, un pacifiste américain, et de ses amis, soucieux de l'état du monde après la Deuxième Guerre mondiale voulaient instaurer, à leur manière et à leur niveau, la paix dans le monde à travers un système de voyage innovant. C'est ainsi que l'association Servas est née. Le réseau d'hospitalité permettait à des personnes venant des quatre coins du monde de loger chez un hôte pendant 2 jours et de partager son quotidien. À ce jour, le réseau ne compte pas moins de 15 000 foyers répartis dans plus de 100 pays à travers le monde. Les voyageurs peuvent être accueillis au sein d'une famille intergénérationnelle ou monoparentale habitant en pleine campagne, en banlieue ou en centre-ville. Les hôtes peuvent également être des couples ou des célibataires. Reconnu comme une ONG à part entière par le Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC), Servas bénéficie depuis 1973 d'un statut d'observateur à l'ONU. Pour y adhérer, le processus diffère un peu des autres réseaux d'hospitalité. Il faut en effet contacter l'association Servas de votre pays pour un interview, afin de vous permettre de bien comprendre le fonctionnement de l'association. Servas est toutefois payant. Il faut s'acquitter d'une cotisation et/ou d'une contribution pour voyager, dont le montant varie d'un pays à l'autre.

TravelPal, une option très complète

TravelPal est une extension de HelloPal, une application dédiée à l'apprentissage de langues. HelloPal met à la disposition des utilisateurs des phrases préconstruites et un système de dictionnaires pour leur permettre de s'affranchir rapidement de la barrière de langue. TravelPal s'inscrit dans la continuité de HelloPal afin de favoriser l'interaction des voyageurs avec les locaux durant leur séjour à l'étranger. En créant un profil sur TravelPal, il est possible d'entrer en contact avec un habitant d'une destination donné pour lui demander conseil. Celui-ci peut également servir de guide sur place et beaucoup de membres accueillent volontiers les utilisateurs de TravelPal pour un repas ou pour la nuit. Pour trouver un hôte, l'utilisateur de TravelPal peut entamer la conversation via un système de messagerie audio et texte. Pour trouver l’interlocuteur idéal avec lequel parler, il est possible d'affiner les recherches en établissant sa nationalité, les langues qu'il parle ou encore son âge. Avec TravelPal, vous pouvez aussi trouver un compagnon de voyage.

D'autres alternatives au CouchSurfing

Hospitality Club est l'un des premiers réseaux d'hospitalité en ligne. Il voit le jour en juillet 2 000 en Allemagne. Hospitality Club constitue un des plus importants services d'hébergement sur la toile. Comme le CouchSurfing, c'est gratuit. Toutefois depuis 2012, son fondateur encourage ses membres à rejoindre la communauté Airbnb et de mettre en location leur appartement pour couvrir les frais d'entretien du site. Bien qu'il ne soit pas gratuit, Airbnb peut être envisagé pour contourner le CouchSurfing. Son réseau est très développé puisqu'il couvre près de 34 000 villes situées dans plus de 190 pays. Plus de 1,5 million d'annonces sont ainsi visibles sur la plateforme et permettent ainsi de trouver sans trop de difficulté un endroit où dormir si jamais un hôte se désiste à la dernière minute. D'ailleurs, sur Airbnb, il est possible de négocier le prix de la location, mais aussi de bénéficier de crédits, avec à la clé une réduction sur les prochaines réservations.

Réseau d'hospitalité et sécurité

Beaucoup d'utilisateurs reviennent avec de bons souvenirs de leur expérience avec un réseau d'hospitalité, d'autres un peu moins, souvent à cause d'un manque d'affinité avec leur hôte ou le voyageur qu'ils ont hébergé. Rédigées par les membres eux-mêmes, les informations laissées sur le profil d'un utilisateur ne permettent pas en effet de le connaître entièrement. Bien sûr, en regardant de plus près la présentation, les préférences et les centres d'intérêt, il est tout de même possible d'avoir une première impression sur la personne. Pour mieux cerner un membre, se référer aux commentaires laissés par d'autres utilisateurs qu'il a hébergés ou chez qui il est resté est une bonne idée. Mais il est vrai que même si l'expérience n'a pas été concluante, certains membres ne laissent pas forcément de commentaire honnête. Si des plaintes sérieuses sont par ailleurs déposées contre un membre, les administrateurs peuvent mettre un message d'avertissement sur son profil. Dans certains cas, cela peut aboutir à la suppression du compte ou à la privation d'accès à certaines parties du site web du réseau d'hospitalité. C'est notamment le cas sur Servas qui stipule d'ailleurs clairement la conduite à tenir et des choses à ne pas faire. Même au vu de ces dispositions, les réseaux d'hospitalité n'ont pas les moyens suffisants pour s'assurer pleinement des bonnes intentions des membres. Un hôte ou un voyageur est donc entièrement responsable de sa propre sécurité et ne peut se fier qu'à son jugement, notamment à sa première impression. Dans une moindre mesure, il est primordial de bien éplucher le profil de l'utilisateur. Les profils complets et présentant une photo sont à privilégier.

Les réseaux d'hospitalité, pour qui ?

Loger gratuitement ou à moindres frais en voyage grâce à un réseau d'hospitalité, c'est vraiment tentant, mais ce n'est pas une option qui convient forcément à tout le monde. L'essence même de ce mode d'hébergement est avant tout l'échange et le dialogue. Il est plus adapté aux voyageurs sociables qui privilégient les rencontres. Ainsi, pour les routards solitaires qui n'apprécient pas vraiment parler d'eux ou pour qui mieux connaître les autres n'intéresse pas, il vaut mieux s'abstenir. Passer la nuit chez de parfaits inconnus demande également une grande ouverture d'esprit. Même après une sélection minutieuse, vous n'êtes pas totalement sûr de tomber sur quelqu'un avec qui vous développerez une affinité. Cela demande alors de pouvoir s'adapter à toutes les situations. Par ailleurs, il faut avoir à l'esprit que vous ne logez pas à l'hôtel. Vous partagerez le quotidien de vos hôtes et cela implique de suivre leur rythme de vie, mais aussi de s'acquitter de quelques corvées comme refaire le lit ou de faire la vaisselle après le repas, etc. Bonnes manières obligent, il est de mise de remercier votre hôte de son hospitalité, surtout si vous êtes resté quelques nuits. Vous pouvez par exemple lui offrir une bouteille de vin ou un autre présent à votre arrivée chez lui ou lui faire parvenir une carte postale de retour chez vous.

A propos de l'auteur: Mélanie Delmer
Depuis quelques années, j'ai longuement lu divers sujets sur différents thèmes à partir de différents blogs. Parmi ces blogs, les loisirs étaient mes favoris. Lorsque je découvre un en particulier, tout de suite j'ai des idées en-tête. Mes inspirations, j'aime les faire savoir à tout le monde et d'ailleurs, c'est un grand plaisir. J'écris, je joue avec les mots pour être un modèle ou même être une bonne référence pour d'autres passionnés comme moi.
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